Langues : fr ; es ; en

Nyéléni 2007 - Forum pour la Souverainté Alimentaire. 23 - 27 Février 2007. Sélingué. Mali
Accueil du site | Nyéléni 2007 - Forum pour la souveraineté alimentaire | Media | Couverture du forum  

Dernière mise à jour :
lundi 15 septembre 2014
Portfolio

Sélingué
Nyéléni 2007
Une agriculture sans pesticides chimiques ni transgéniques est indispensable pour atteindre la souveraineté alimentaire
Interview de Radio Monde Réel

Sélingué, le 24 février – Le Réseau d’action contre les pesticides et leurs alternatives pour l’Amérique Latine (RAP-AL) est une structure qui regroupe différentes organisations sociales, organisations non gouvernementales et organisations de base, et qui cherche de combattre le modèle de production agricole appelé « révolution verte », en promouvant à son tour l’implémentation de formes alternatives d’agriculture qui s’écartent de l’emploi indiscriminée de pesticides.

RAP-AL est la section latino-américaine de Pesticide Action Network (PAN), une organisation qui opère en Asie, en Afrique, en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique Latine, fondée en 1982, après de la décision de plusieurs organisations de l’environnement de se réunir en Malaisie, dans le but d’analyser les progrès atteints depuis la Conférence des Nations Unies de Stockholm sur l’Habitat, qui s’est tenue en 1972.

Les organisations y réunies se sont mis d’accord sur une liste de toxiques nuisibles à niveau mondial, parmi lesquels les pesticides chimiques reflétaient un problème commun duquel personne ne s’occupait jusqu’alors ; c’est pourquoi qu’ils ont décidé d’établir un réseau pour aider à la coordination des efforts.

À l’occasion du Forum sur la Souveraineté Alimentaire, Radio Monde réel a dialoguée avec Elsa Nivia, Coordinatrice Régional de RAP-AL, qui nous a approché la position du réseau dans la rencontre.

D’après Nivia, l’idée de souveraineté alimentaire ne peut pas s’écarter du travail qui fait RAP-AL, étant donné que l’utilisation des pesticides s’érige sur des justifications fallacieuses, qui se sont imposées sur la base d’arguments extrêmement discutables, bénéficiant aux grands propriétaires de terres et portant préjudice aux agriculteurs de moindres ressources.

« On sait déjà qu’il est aussi absolument discutable l’argument de que l’agriculture, en tant que ‘révolution verte’, a augmenté les rendements en nourritures et par conséquent la faim dans le monde s’est solutionnée. On sait que le problème de la faim n’est pas aujourd’hui pour manque de production d’aliments, l’on produit même des aliments suffisants pour nourrir à tous dans le monde ; mais on sait aussi que le problème est l’accès ces aliments », a précisé Nivia.

À posteriori, la Coordinatrice Régional de RAP-AL, a continué à expliquer les risques des monocultures et l’utilisation de transgéniques qui accroissent, de manière inévitable, l’emploi des pesticides.

“En réalité, les multinationales qui obligent à l’emploi de semences transgéniques, savent que cela est pour améliorer leurs affaires de vente de poisons ; et il résulte qu’une agriculture dépendante de semences importées, subordonnée à des technologies qui sont uniquement sous le contrôle des multinationales, et dépendante des intrants chimiques que plusieurs multinationales vendent, ne sera absolument jamais une agriculture qui permette la souveraineté alimentaire. C’est pour cela que l’une de nos devises est ‘une agriculture sans pesticides chimiques ni transgéniques est possible et indispensable pour atteindre la souveraineté alimentaire’ », a-t-elle remarqué.

Nivia a expliqué que la contribution de RAP-AL au Forum sur la souveraineté alimentaire, est celle d’essayer d’appuyer les organisations de base, « aux hommes y femmes à la campagne, ce sont eux qui ont dans leurs mains prendre les décisions et promouvoir les changes », a-t-elle signalé.

Articles de cette rubrique
  1. Rapport de synthèse
  2. EN ROUTE VERS NYELENI 2007 – N°1
  3. EN ROUTE VERS NYELENI 2007 – N°2
  4. Souveraineté alimentaire : une proposition citoyenne
  5. Nyeleni 2007-Forum pour la Souveraineté Alimentaire sur les starting-blocks
  6. Brésil : les mouvements sociaux changent de stratégie pour le second mandat de Lula.
  7. Femmes et paysans en lutte pour la souveraineté alimentaire
  8. Femmes paysannes : la souveraineté alimentaire au quotidien
  9. De la nourriture pour le peuple
  10. Alliances concrètes et actions pour le futur dans la souveraineté alimentaire
  11. L’OMC, le FMI, la Banque Mondiale et toutes ces merdes internationales ne représentent pas les intérêts des peuples
  12. Déclaration des femmes pour la Souveraineté Alimentaire
  13. Une agriculture sans pesticides chimiques ni transgéniques est indispensable pour atteindre la souveraineté alimentaire
  14. A la recherche de l’autonomie et de la souveraineté alimentaire
  15. PREOCCUPATIONS DES ORGANISATIONS DE PRODUCTEURS AGRICOLES DU MALI PAR RAPPORT A L’OPERATIONNALISATION DE LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE
  16. Motion de soutien du mouvement paysan mondial aux organisations paysannes maliennes
  17. Mémorandum des Organisations paysannes, pêcheurs, pastoralistes, peuples autochtones et autres membres des organisations de la Société civile africaine
  18. Le Forum pour la souveraineté alimentaire commence au Mali afin de changer la réalité du monde paysan
  19. Renforcer la participation paysanne maghrébine
  20. La création d’alliances et l’élaboration d’une stratégie commune pour la souveraineté alimentaire avancent
  21. La lutte des travailleurs agricoles des Etats-Unis arrive au Forum
  22. Une avancée supplémentaire dans la lutte pour la souveraineté alimentaire
  23. Le Mexique est un pays dangereusement dépendant car il lui manque la souveraineté alimentaire
  24. DECLARATION DE NYÉLÉNI
  25. Agrocombustibles contre souveraineté alimentaire